• Développement durable
  • Développement durable
  • Développement durable
  • Développement durable
  • Développement durable
  • Développement durable

Cercles des vécus, Réunions de quartier et intelligence collective

Solitude et isolement : comprendre ce mal silencieux et recréer du lien

Écrit par Coopulse - Publié le 

Solitude et isolement : un phénomène discret devenu massif

J’écris cet article parce que la solitude et l’isolement sont devenus des réalités très répandues, mais encore largement invisibles dans l’espace public. On en parle souvent de manière abstraite, statistique ou médicale, alors qu’ils traversent le quotidien de nombreuses personnes sans toujours être reconnus comme tels.

La solitude ne se résume pas au fait de vivre seul ou d’avoir peu de relations sociales. Elle peut être présente au milieu des autres, dans le travail, dans la vie familiale ou dans des environnements pourtant très animés. Elle prend souvent la forme d’un décalage, d’un sentiment de ne pas être réellement relié, compris ou attendu là où l’on se trouve.

 

Une société bavarde, mais pauvre en lieux d’écoute

Nous n’avons jamais eu autant de moyens de communiquer. Les réseaux sociaux, les messageries instantanées et les espaces d’expression en ligne donnent l’impression que la parole est partout. Pourtant, cette abondance ne crée pas nécessairement du lien.

On s’exprime beaucoup, mais rarement dans des espaces où la parole peut être lente, incomplète ou silencieuse. On réagit, on commente, on argumente, mais il existe peu de lieux où l’on peut simplement dire ce que l’on traverse sans devoir le justifier, l’expliquer ou le transformer en opinion.

La solitude contemporaine est moins un manque de contacts qu’un manque de lieux adaptés pour déposer ce que l’on ressent sans pression.

Pourquoi la solitude reste difficile à partager

La solitude est un vécu difficile à exprimer, car elle est souvent associée à une forme d’échec personnel. Beaucoup ont le sentiment qu’ils devraient s’en sortir seuls, qu’ils n’ont pas de raison valable de se sentir isolés, ou que ce qu’ils ressentent n’est pas assez grave pour être partagé.

Dire que l’on se sent seul peut sembler disproportionné dans une conversation ordinaire, ou au contraire trop lourd à porter. Alors on se tait, on continue à fonctionner, à participer, à avancer, tout en gardant pour soi un sentiment diffus de déconnexion.

Ce silence contribue à renforcer l’isolement, car chacun a l’impression d’être seul à ressentir ce qu’il traverse.

Pourquoi j’ai voulu proposer des cercles des vécus

C’est face à ce constat que j’ai souhaité proposer des cercles des vécus au sein de CooPulse. L’idée n’était pas de créer un espace thérapeutique, ni un lieu de débat, ni un groupe de discussion classique. Il s’agissait plutôt de répondre à un vide : l’absence d’espaces intermédiaires, simples et humains, pour partager certains vécus sans objectif de performance.

Un cercle des vécus réunit un petit groupe de personnes autour d’un ressenti commun, comme la solitude ou l’isolement. Le cadre est volontairement simple. Il n’y a pas d’obligation de parler, pas de conseils imposés, pas d’analyse attendue. Chacun est libre de s’exprimer ou d’écouter, à son rythme.

 

Ce que permet concrètement un cercle des vécus

Dans un cercle, la solitude cesse d’être uniquement intérieure. Le fait d’entendre d’autres personnes mettre des mots sur des ressentis proches permet souvent de dédramatiser ce que l’on vit et de sortir de l’idée que l’on serait anormal ou isolé dans son expérience.

Il ne s’agit pas de résoudre un problème, mais de reconnaître un vécu. Cette reconnaissance, même ponctuelle, peut déjà alléger le poids de ce que l’on porte seul depuis longtemps.

Les cercles ne produisent pas de solutions immédiates, mais ils créent un espace où quelque chose peut se déplacer intérieurement.

 

Un espace qui ne remplace rien, mais qui manquait

Les cercles des vécus ne remplacent ni les relations amicales, ni un accompagnement professionnel, ni un engagement collectif plus large. Ils ne prétendent pas répondre à toutes les formes de solitude, ni convenir à tout le monde.

Ils offrent simplement un temps à part, un cadre limité, où la parole n’est ni performante ni attendue. Dans une société qui valorise l’efficacité, la vitesse et la prise de position permanente, ces espaces lents sont devenus rares.

 

Recréer du lien à hauteur humaine

La solitude ne disparaîtra pas par des discours ou des dispositifs abstraits. Elle se travaille souvent à petite échelle, dans des espaces modestes, répétés, accessibles, où les personnes peuvent se retrouver sans enjeu excessif.

Les cercles des vécus ne cherchent pas à transformer la société, mais à offrir un point d’appui, un moment, une respiration. Dans certains parcours, cela suffit déjà à rouvrir une possibilité de lien.

Créer une réunion

Notre site utilise des Cookies, uniquement pour vous proposer des événements correspondant à vos domaines d’activité favoris, et vos centres d’intérêts, et personnaliser ainsi votre parcours client chez nous. Pour en savoir plus sur l'utilisation de cookies sur ce site, vous pouvez cliquer ici.